05/02/10

[Histoire] Chapitre 8 : Adieu

Chapitre 8 : Adieu

Un peu de musique : ici

Mon nom est Polo Lepullchaud. Je suis coincé en enfer et il me faut en sortir. Mais il y avait là un problème : je ne savais pas par où chercher une sortie et à cette pensée, mon humeur changea soudainement. Mes veines, que j'avais trop longtemps laissé de coté, redoublait d'effort pour me faire souffrir. Je les entendais crier, geindre, puis suffoquer. Le sang qui circulait au travers d'elles s'était ralenti jusqu'à atteindre le rythme d'un trompettiste de Jazz et cela me rendit pâle, puis je me mis à tomber au cours de ma marche. Heureusement, Herb me vit et m'aida à me relever. C'était une tâche difficile surtout que je suais comme un sumo. A chaque tentative de prise de mon corps pour me tirer vers le haut, ses mains glissées et il était contraint de renouveler son effort en changeant de point d'appui sans pour autant parvenir à me soulever ne serai-ce que de quelques mètres. En même temps, j'étais un éléphant et mon poids était donc conséquent.

Finalement, le jardinier fut vite à bout de souffle. Je le voyais, je le fixais. Des larmes s'écoulait de son visage ridé. C'était une vision très profonde et mélancolique, celle d'un vieil homme brave et humble perdant son vaillant compagnon en ne pouvant rien faire pour lui, impuissant. le torrent de tristesse emporté nos deux cœurs, l'adieu allait sûrement bientôt sonner. Je me mis à mon tour à verser des larmes. Mourrais-je finalement ainsi ? En m'étalant au sol et sans pouvoir me relever ou être relevé ? C'était une fin si pitoyable. Elle rendait la chose encore plus dramatique...


L'âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit,
Quand l'astre qui sommeille
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;

Plus pure et plus sonore,
On y voit sur ses pas
Mille étoiles éclore,
Qu'à l'éclatante aurore
On n'y soupçonnait pas !

Des îles de lumière
Plus brillante qu'ici,
Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont mondes aussi !

On entend dans l'espace
Les choeurs mystérieux
Ou du ciel qui rend grâce,
Ou de l'ange qui passe,
Ou de l'homme pieux !

Et pures étincelles
De nos âmes de feu,
Les prières mortelles
Sur leurs brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !

Tristesse qui m'inonde,
Coule donc de mes yeux,
Coule comme cette onde
Où la terre féconde
Voit un présent des cieux !

Et n'accuse point l'heure
Qui te ramène au Kebab !
Soit qu'il naisse ou qu'il meure,
Il faut que l'homme pleure
Ou l'exil, ou l'adieu !

Alphonse de Lamartine

Nous étions forcé de nous arrêter  et il allait falloir préparer de quoi bivouaquer. C'était notre première et dernière nuit ensemble. Je voulait que cette pyjama party soit parfaite et mes veines aussi. J'étais plein de volonté. Je voulais me relever. J'espérai. Non...je voulais ! Et j'arrivai finalement à me redresser, c'était la victoire ! Une épopée dont nous nous souviendrons tous de ma grande quête : sortir de l'enfer.

Herb fut surpris en me voyant debout et on aurait dit qu'il s'étouffer dans son milkshake à cause de l'incroyable et imposante vision que je lui procurais. Ses propos étaient de véritables cheveux bouclés que l'on essayait de démêler sans réussir et il y avait là une douce ironie quant à la calvitie du jardinier. Je mis mon doigt sur sa bouche avec un large sourire pour lui faire comprendre que je voulais lui parler et il se tut alors. Je me mis à lui expliquer mon envie d'une soirée spéciale et magnifique. Il acquiesça mon idée et - pour garder toute la surprise de l'événement - parti chercher un bon repas et de quoi faire du feu.

J'étais désormais seul, avec mes veines, et je ne savais pas par où commençait. Je devais m'occuper des activités de la soirée et il y avait tant de possibilités. On pouvait s'amuser en glissant d'un toboggan, en jouant de la guitare tel l'ingénu monsieur Raquin, en modelant de la pâte à sel ou à modeler, en manipulant de l'argile pour en faire des vases, en mangeant des bananas splits, en imaginant des nuages, en jouant au playmobil... on pouvait rire, vivre du plaisir ou du bonheur et avoir de merveilleux souvenirs de milles et une façons.
Laissant mes rêves de côté, je me mis à observer tout autour de moi, guettant la venue d'un toboggan ou de jeux de société. Mais il n'y avait rien, pas plus que quelques racines et cailloux, « Rien du tout ! » me mis-je à dire effondré. Mais je voulais m'amuser avec Herb Chode et je parti alors explorer la grotte en quête de jouets. Il était difficile de voir à travers l'épais brouillard qui s'imposait dans la grotte. On aurait dis une purée de pois noirs sans talent gustatif. De plus, la sensation de chaleur et d'humidité me mettait mal à l'aise. Je n'avais cependant pas le choix et je continuais d'avancer sans savoir réellement par où j'allais. Au fur et à mesure de ma marche, le brouillard s'épaississait. Désormais, je ne voyais même plus en face de moi ; comment Herb pourra-t-il me retrouver ?

J'allais perdre tout espoir quand soudain, je me cognais à quelque chose. Une fois ressaisi du choc, je me mis à tâter la chose. Etrangement, j'entendais en même temps que je touchais mon obstacle des rires stridents qui perçaient mes tympans et me pénétrait. Ces sons lisaient en moi tel le gros tonton qui lit un magasine de motos au toilette et, surpris de l'augmentation des prix repoussant son obtention d'un véhicule deux-roues, se met à hurler toute sa rage en balançant la revue. Et effectivement, les rires devinrent vite des cris angoissant. Je pris panique et je me mis à arrêter de toucher la chose. Le silence remplaça alors le vacarme. Je ne savais pas ce que c'était mais je ne voulais pas le savoir et je parti ailleurs. Mais en voulant partir, je trébuchai sur quelque chose. J'hésitai à la tâter et je tentais de m'en emparer. Au toucher, je reconnu de suite un sombrero. Que faisais un sombrero par terre ? Je ne voulais pas le savoir, je voulais m'amuser à la pyjama party de ce soir et je repris ma longue marche sans fin. Je réfléchissait où j'allais pouvoir trouver des divertissements. Plus tard, durant ma marche, j'eus l'idée du siècle : et si plutôt que de chercher le rêve, je le fabriquai ? Je m'arrêta alors et me mis à l'ouvrage de jouets.

Je commençais alors la création d'un scrabble, jeu indémodable qui me séduisait durant mon enfance. Ce jeu était exotique et mystérieux pour moi. J'ai toujours voulu ouvrir la boite de celui qui était chez ma vrai mère mais je n'ai jamais oser. Je ne savais pas à quoi ressembler un scrabble. Je ne connaissais même pas les règles mais le nom de ce jeu de société m'enchantais, un peu comme de la magie scandinave.
Je rassemblai alors tout ce que je pouvais trouver : bouts de bois, morceaux de racines, cailloux... et j'attachai les bouts de bois les uns aux autres avec les morceaux de racines. Je reproduisais une arène de l'antiquité  greco-romaine car le nom du scrabble me semblait être un nom guerrier et barbare d'un champion olympique. En l'entendant, j'avais l'impression d'être sur un champ de bataille ou dans une arène, où il y avait des spectateurs me remerciant et m'acclamant sous le nom de Scrabble. C'est d'ailleurs pour cela que j'avais rejoins l'armée des ombres avec comme nom de code "scrabble," je voulais me retrouver sur un champs de bataille et protéger ma deuxième "mère." Je voulais lui rendre la pareille. Le docteur Jovez m'avais sauvé, je lui avais dédié ma vie et je voulais le protégeai.

Enfin, quand je sorti de mes souvenirs, je vis que mon arène était fini. Je me mis alors à tailler les cailloux qui allaient représenter les concurrents de l'arène. Ils allaient se battre pour la victoire. J'étais représenté par le plus petit caillou, dû à ma faible expérience mais surtout mon ancien jeune âge. Le plus gros était David Didier, un écrivain que j'avais connu au lycée, il avait essayer à mainte reprise de me voler ma Julie à l'aide de ses belles paroles. Le plus ovale était Jean Bon, mon meilleur ami qui avait la tête plate et c'était délicat pour lui de passer par les portes. Et enfin, un caillou quelconque représentait Herb Chode, mon actuel unique ami.

Quant tout fut en place, je constatai qu'il manquait quelque chose ou plutôt quelqu'un : Herb Chode. J'étais tout seule, et la brise légère, en passant à travers mes longs cheveux soyeux, me caressait le visage pour me soulager. Mais c'était peine perdu, le chagrin était immense. Je n'en pouvais plus... Adieu Herb.

Posté par Green limon à 16:49 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur [Histoire] Chapitre 8 : Adieu

    Vive le nouveau chapitre !

    ha ! On l'attendais depuis longtemps celui là (5jours je crois xD) Bravo GL !!

    Posté par Vlade, 05/02/10 à 17:25 | | Répondre
  • Intriguant

    Chapitre intéressant, avec de bonnes conneries, du "mystère" et des fautes de conjugaisons.
    On en a pour son argent xD !
    Mais depuis le début Polo ne va jamais très bien... Ca à l'air d'être dur d'être un éléphant...

    Posté par Arnonaud, 05/02/10 à 22:51 | | Répondre
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