05/02/10

[Histoire] Chapitre 4 : la suite du chapitre 3

Chapitre 4 : la suite du chapitre 3

Encore ce cauchemar, quand cessera t-il...?
Moi petit garçon, vêtu de cette horrible serviette-capuche requin, me baladant pied nue dans le sable humide. Une brume épaisse alourdit le paysage et demande à ma marche une concentration plus importante. Rapidement fatigué je m'assoie et fixe la mère, sans doute de peur d'y voir surgir la baleine. La mer était d'un bleu particulièrement gris et on ne pouvait y voir le fond à cause de l'épais brouillard. On pouvait croire que cette mer, regorgeant d'algues et de pneus, venait de l'au delà. La triste et faible lumière du soleil renforçait les attributs maléfique de cet environnement et je ne pouvais que me tétaniser dans un décor pareil. Mais la brise me calma vite et je reprenais ma promenade.

D'un coup, je sentis une pression courir dans tout mon corps. Je m'arrêta aussitôt et ma serviette-capuche s'élança dans les airs. La brise, à cet instant, se transforma en des cris fantomatique qui me crispait totalement. Je pouvais devinait la suite, La serviette se transformerai en requin puis la baleine surgirai des eaux afin de me plongée dans une nuit maudite. Mais contrairement au script habituel, moi adulte surgit d'un coquillage de bernard l'érmite et sors une arme à feu. Il tire alors très rapidement sur la serviette-capuche s'envolant et s'empressa de m'enlacer en versant plusieurs larmes. Je ne comprenais pas ce sentiment. et pourtant, cet homme, c'était moi ! Un grand jeune homme, mal rasé, le visage lisse et doux comme de la peau de bébé, d'épais sourcils carrés et de grands yeux allongés. Je reconnaissais aussi ma chevelure bien qu'il s'agissait d'une vulgaire coupe au carrée. Je me trouvais cependant un peu trop primate, sans doute  à cause de cette pilosité abondante. Mais quand "j'arrêtai" de me serrer, le cauchemar reprit et la baleine surgit de l'eau comme prévu. Qu'allait-il se passer ? Moi adulte tendit le beretta vers le mammifère et je me réveillai alors en sursaut dans une chambre sombre et noir. Retour à la réalité...

C'était la première fois que le rêve avait changé et je ne comprenait pas pourquoi. Mes actions dans le monde réel avait-elle un effet sur mon rêve ? Le fait que j'eusse tiré sur la serviette-capuche aurait-il un rapport ? Je devais avoir des réponses mais pour cela, j'allais devoir quitter l'endroit où je me trouvais. Je commençai alors à l'observer attentivement.
Petite pièce au mur solide comme des murs en bétons, dont l'étonnante couleur était noire. La seule lumière provenait d'une étroite fenêtre ne laissant passer qu'une intensité misérable dû aux verres incroyablement opaques de cette dernière. La pièce était particulièrement froide et humide rappelant de vieilles prisons mal entretenues. La seule différence était l'absence de barreaux remplacé par une porte du même noir que les murs.
Il était temps pour moi d'arrêter d'examiner ma situation et de passer à l'acte, trop engourdit mentalement pour me concentrer plus. Je me levai alors de mon lit et marchai dans une flaque d'eau - « merde ».
Quelqu'un m'entendit de derrière la salle, comme si les murs noirs n'étaient pas fait de béton mais de PQ. Je touchai alors le mur tandis que j'entendais un bruit de clef dans la serrure de la porte puis, j'en arrachai un morceau et le goutai. Le mur était fait de bois, surement de l'ébène au vue de sa particulière amertume.
La clef était tourné. Avant que la porte s'ouvre, je jetai un coup d'œil à ma montre... mais elle n'était plus sur moi - « merde » !

Ça y est, la porte était ouverte et un vielle homme chétif s'approchait de moi. Il était ridé, tout en blanc : blouse blanche et longue barbe blanche ainsi que des cheveux, à leur tour, blanc et mal coiffé qui lui donnait un air de savant-fou. Son visage était néanmoins très banal si ce n'est ses yeux de poissons lunes d'un étonnant blanc. Il s'adressa à moi tout d'un coup mais je n'arrivais pas à prêter suffisamment d'attention pour comprendre le moindre mot. Sa voix était puissante mais nasillarde. Et lorsqu'il prononça le mot "grossier" je fus instantanément plongée dans un souvenir lointain.

Je me voyais, moi, petit garçon avec Papy Giles dans un bazar au bord de la plage pour acheter une serviette-capuche. Je choisis celle en forme de requin car j'aimais beaucoup ses dents. Alors que je sortais, je vis l'adresse "12 rue Gragnotte" et je me jurais que j'y retournerai un jour pour acheter toute les serviettes-capuches de la boutique - quelle connerie ! Je reçu une baffe du vieil homme - retour au monde réel. Il me tendit un café, comprenant ma situation et parti, m'enfermant à clef. Il est vrai que j'avais réagi comme un con - « merde » ! Je me retrouvai alors de nouveau coincé dans cette salle encadré par des murs en bois noirs. Je ne pouvais rien faire si ce n'est boire un café. Je ne pouvais même plus regarder l'heure - on m'avait volé ma montre ! « Bordel » ! J'avalai alors d'une traite le café et me brulai la gorge ce qui entraina ma chute vers le sol. La douleur fut dur à encaisser mais une fois fait, tout allait mieux et je me redressais. N'ayant plus la moindre occupation, je m'amusai avec la flaque d'eau au centre de l'étroite salle, puis, examinai la tasse. Il y avait dessus la photo d'un éléphant en tenue mexicaine ainsi qu'un texte disant "Joey la fritte". Je ne compris pas tout mais je ne m'égarai pas dans ce détail. Je venais de récupéré toute ma lucidité et je criai alors « C'est bon » ! Le vieil homme rappliqua avec un sourire discret aux lèvres et je l'attaquai directement avec mes questions :
- Où suis-je ?
- Dans mon laboratoire.
- Qui suis-je ?
- C'est à moi de vous poser cette question.
- En effet, excusez-moi, ma langue à fourcher... Qui êtes-vous ?
- Je préfère.
Le vieil homme donna alors un coup sec du pied et répondit :
- Zamorski, savant polonais travaillant pour la lutte de la liberté ! (Il donna un coup de poing dans la paume de son autre main et s'exclama : ) Notre espèce, bientôt entièrement réduite à l'esclavage par les dinosaures, doit être sauvé et je cherche un moyen de les libérer. D'ailleurs je pense en avoir trouver un.
- Lequel ?
- Vous.
- Comment ça ?
- C'est un interrogatoire que vous me faites là ? Laissez moi vous posez les question et vous comprendrai mieux.
Zamorski avait raison, je voulais à tout prix connaître toute l'étendue de ma situation par moi-même. Mais malgré  son conseil, je ne l'écoutai pas et continuai mon erreur...
- Vous avez dit que vous lutter contre les dinosaures. Vous faites donc partie de l'A.O. ? Quelle branche de l'organisation ?
- Cessez !
- Répondez au moins...
- Je n'aurai pas dû vous sauvez des griffes de l'Armée des Ombres...
- Comment ça ?
- Vous vous répétez mon pauvre. (Il redonna quelques coups de pied pour montrer sa colère et repris : ) Maintenant, taisez vous et écouter.
Son visage n'était plus le même, sa peau était devenu rouge comme une tomate et les fines pupilles de ses yeux avaient triplés de volumes comme celles des chats. Mais malgré son apparence, il avais raison, je ne faisais que nous retarder et je le laissai alors parler librement. Il continua alors après un bref silence, le temps de retourner au blanc.
- Voilà qui est mieux. Pour votre information, je ne fais pas partie de l'A.O. et je travaille indépendamment. J'ai appris que l'on vous considère comme un fou au sein de cette armée et, alors que vous étiez à l'hôpital, je vous ai discrètement kidnappé en vous pensant sain. Cela faisais un moment que je vous surveillais.
- Pourquoi moi ?
- Coccinelle chien rouge ! Allez-vous vous taire, bon sang ?
De nouveau un silence. L'homme me dévisageait avec un air enfantin qui lui donnait un étrange rajeunissement. Il avait l'air d'en avoir marre de moi et mes questions au point de regretter de m'avoir "sauver". Il reprit  tout de même après cet interlude :
- Selon mes calculs il est possible que vous soyez une sorte de messie choisi par des forces inconnus pour nous faire sortir de notre galère actuel. Après votre acte de folie j'ai décidé de m'intéresser à vous et je vous ai donc amené à moi pour que l'on discute. Avez-vous vécu ou vu des choses étranges que d'autres personnes ne verraient pas, Phillipe ?
Je ne voulais pas lui faire part de mes rêves et comment connaissait-il mon nom ? Je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance. Il n'avait pas l'air sain mais fou... je lui répondis alors par un mensonge :
- Je suis navré, je suis comme tout le monde.
- Alors pourquoi avoir tiré sur une serviette-capuche ?
Me dit-il avec des yeux gros comme des ballons de plages. Zamorski venait de gagner un point... je lui avouai alors mes rêves et une fois tout expliquer, il ne pu s'empêcher de sifflet d'admiration comme s'il venait d'acquérir le jouet qu'il cherchait. Le vieil homme était bien étrange... enfantin et vieux à la fois... Il déclara alors :
- Vous êtes bel et bien ce messie. Je vais vous trouver un meilleur chalet pour que vous puissiez vous préparez.
Je le suivis alors sans trop me préoccuper de ce qui m'attendait...

Posté par Green limon à 08:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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