03/02/10

[Histoire] Chapitre 1 : Papa gâteau

Chapitre 1 : Papa gâteau

Je me réveillais lentement, le cœur rempli de joie, me frottant les paupières. Puis je sautai de mon lit d'un seul bond tout en atterrissant délicatement dans mes chaussons en forme de cookies. Je les trainais alors jusqu'à ma salle de bain dans laquelle, une fois arrivé, j'allumais la douche à pleine puissance. J'ôtais ensuite ma grenouillère tout en attendant que l'eau ait le temps de chauffer.

Une fois dans la douche, j'avais l'impression de me laver de tous mes anciens péchés, comme si le fait de démarrer une nouvelle année avait un pouvoir rédempteur sur moi. Je profitais alors de cette sensation de liberté, de disparition des contraintes, pour réfléchir à mes résolutions. Je me devais d'être un meilleur père pour Lucie mais aussi travailler encore plus dur à la ferme sans quoi je ne pourrai jamais offrir le meilleur à ma fille. Je voulais réparer mes erreurs et non seulement les laisser au passé de l'année dernière. Je sorti alors rapidement de ma douche et enfilai, à peine séché, un  large short bleu marine, suite à quoi je dévalais les marches de l'escalier du premier étage jusqu'à atterrir dans mes tongs en formes de pancakes.

Je me rendis ensuite dans le salon pour jeter l'ancien calendrier - adieu an 106 après B-R ! Nous étions désormais en 107 après Baleines-Requins et ce premier acte était le commencement de l'application de mes résolutions. Il ne me restait alors plus qu'à prendre un petit déjeuner mexicain avant d'aller chercher Lucie chez ses amies et, pour cela, je me dirigeais vers ma cuisine. Je pris alors une tortillas que je rempli bien assez vite de chocolat avant de la déposer dans mon micro-onde SEB.

Tandis que la tortillas chauffait, j'allumais vivement ma machine à café et retournai vers le micro onde pour regarder la galette de maïs tourner dans un circuit en huit - circuit dit révolutionnant la qualité des réchauffements, je ne sais trop pourquoi.

Bien assez tôt mon four à micro-onde m'interpela à l'aide d'une musique relaxante et je me précipitai  alors de sortir la tortillas avant de la poser sur la table, de verser le café terminé dans ma tasse éléphant puis de m'assoir face à mon copieux petit-déjeuner que j'allais engloutir.
Mais tandis que je buvais un peu de café, mon téléphone cellulaire émit un rythme cubain. Je me levais alors brusquement et le cherchai partout dans la cuisine - sans parvenir à le trouver. J'avais malheureusement cette fâcheuse habitude de perdre mes affaires les plus importantes et cela ne m'attirait que des ennuis. Si Lucie essayait de me joindre, je me devais de lui répondre le plus rapidement possible, sans quoi mes nouvelles résolutions allaient devenir obsolètes.
Et, malgré toute ma motivation, j'échouai. Mon téléphone s'arrêta juste avant que je le remarque derrière le grille pain. Je le pris alors et vit un nouveau sms de Lucie :

« Coucou Papa ! Je vois que tu n'arrive toujours pas à retrouver ton téléphone portable rapidement ! (Rires). En tout cas, je t'attend chez Mamie. Bisous ! <3 »

La gentillesse des mots de ma fille me réconfortait et je réalisai que malgré cette première erreur, je pouvais toujours persévérer pour parvenir à être un meilleur père.
J'enfilai alors une large chemise rouge sur mon torse nu sans prendre la peine de la fermer, pris les clef de la voiture - après les avoir cherché facilement un quart d'heure -  et parti en direction de chez la mère de mon ex !

Bien que le trajet ne devait durer qu'à peine dix minutes, il me parût anormalement long, sans doute à cause de l'épais brouillard de poussières qui régnait en ville depuis quelques jours - phénomène qui, semblait-il, était lié à notre proximité du QG de l'armée des ombres, un groupe militaire internationale qui se battait contre l'invasion anciennement inattendu des dinosaures.
Ce brouillard était une vrai corvée mais sans l'armée des ombres, nous ne serions aujourd'hui plus qu'un camp d'esclaves servant les dinosaures tel les populations d'Eurasie. Ainsi, je vivais avec cet contrainte sans me plaindre et je me concentrais sur la route quand soudain une voiture fonça à contre sens face à moi. Je braquai d'instinct le volant vers la droite tout en appuyant violemment sur l'accélérateur pour échapper au conducteur fou. Mais l'action se déroulait trop rapidement pour moi et ma voiture s'écrasa face à un arbre. Je sentais alors une sensation de chaleur monter de plus en plus à l'intérieur de ma voiture mais je m'arrêtai reprendre quelque peu mes esprits, jusqu'à ce que je sentis une odeur de fumée. Je sorti alors brusquement de ma décapotable à l'aide d'un salto et, à peine ai-je eu le temps de m'éponger le front - avec un gant de toilette qui se trouvait dans une de mes poches - que ma belle voiture explosa brusquement dans un violent fracas, ce qui me fis me retourner. La décapotable que j'avais eu tant de mal à posséder venait de disparaître en un claquement de doigt. Pourquoi toutes les bonnes choses devaient-elles trouver une fin ? J'essayais de me persuader qu'il y avait une raison, sans doute était-ce le seul moyen pour prendre plaisir à vivre ou utiliser ces bonnes choses. Mais quoiqu'il en était, je me devais de rejoindre rapidement Lucie et, comme une aiguille dans une botte de foin, je me rendis compte que je me trouvais à quelques pas de chez mon ex-belle-mère.

Je me dirigeais alors vers l'immeuble du carrefour voisin à ma position et sonnai à l'appartement d'ex-belle-maman qui me répondit aussitôt.

« Qui est à l'appareil ?
Je reconnaissais la voix de la mère de mon ex-femme, elle tremblée et était imprégnée d'une intonation particulièrement irritante et impuissante, ce qui pouvait paraître paradoxale. Néanmoins, je ne devais rester tranquille et je déclinai mon identité.
- C'est Polo Lepullchaud, je viens chercher Lucie.
- Ah. Je vais lui dire de descendre te rejoindre. »
Dit-elle en raccrochant sans le moindre souhait de bonne année. Ex-belle-maman ne m'avait pas à la bonne depuis mon divorce avec sa fille unique. Elle ne pouvait plus me voir sans démarrer une crise cardiaque, je ne sais pourquoi. Les relations que j'entretenais avec elle était donc des plus périlleuse mais cela n'empêchait pas Lucie de passer la voir fréquemment.

J'attendais donc Lucie, qui aimait se faire attendre - tout comme sa mère d'ailleurs - et tandis que je patientais, un éléphant habillé d'un poncho et d'un sombrero - il devait être d'origine mexicaine - s'approcha de moi. Il me tendit coquettement divers et variés prospectus autour de la culture hispanique que je pris avec le sourire aux lèvres - j'adorais cette culture ! Ensuite, il me conseilla  avec un clin d'œil la kebaberie de Joey la fritte et c'est à ce moment là que Lucie arriva. J'allais saluer l'éléphant mexicain avec bonne humeur mais celui disparu dans un nuage de fumée qui se mélangeait au brouillard.

« Bonne année Poupou !
s'exclamait Lucie en me sautant au cou.
Je ne pu m'empêcher de sourire face à ce geste affectueux et je la décoiffait de ma grosse main velue en signe de retour ; suite à quoi je répliquai :
- Bonne année, Lucie. Aujourd'hui est un grand jour ! Je vais t'offrir un scooter.
Il fallait remplacer ma décapotable et trouver un nouveau moyen de locomotion pour rentrer jusqu'à chez nous et cette idée m'était venu d'un seul coup, sans doute un des effets de l'application de mes résolutions du nouvel an.
- C'est vrai ? Super !
- Tu veux fêter cette grande nouvelle au resto ?  »
Répondis-je avec un sourire forcé tout en plissant les yeux et en haussant des épaules comme pour essayer de frimer devant ma propre fille.

Elle ne me répondis pas mais me pris le bras en rigolant et j'en conclus que c'était un oui. Je l'emmenais alors jusqu'à la kebaberie de Joey la fritte où nous mangions des kebabs divins. À chaque bouchée, une nouvelle sensation de tendresse et de gras faisaient frémir mon cœur, entraînant une circulation abondante en sang dans mes veines et donc une hyper-motivation. La journée se déroulait parfaitement bien !

Une fois fini de déjeuner, je me dirigeai avec Lucie vers le garage le plus proche pour lui offrir un scooter et alors que nous traversions la route pour aller sur le trottoir d'en face, une nouvelle voiture furieuse, sur laquelle était posée une babiole en forme de pingouin ne cessant d'agiter la tête avec les vibrations du moteur, fonça sur Lucie. Je couru alors pour pousser Lucie mais la voiture m'emporta dans sa direction acharnée en roulant et poussant avec peine mon corps qui encombrait la voie ; et bien assez tôt, je perdis toute conscience. Je mourrai...

Posté par Green limon à 20:56 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur [Histoire] Chapitre 1 : Papa gâteau

    Alors pour ce nouveau chapitre, j'ai relevé quelques fautes :
    - est le temps -> ait le temps
    - les laissé -> les laisser
    - tourné dans un circuit en 8 -> tourner...
    - quand soudain une voiture fonçait -> fonça ira sans doute mieux
    - une sensation de chaleur montée -> monter
    - prendre plaisir à vivres -> à vivre
    - vibrer mon palpitant -> qu'est-ce qu'un "palpitant" ?
    - sur laquelle était posé -> sur laquelle était posée
    - acharné -> acharnée

    Sinon, le chapitre est pas mal, moins drôle toutefois que les autres chapitres par rapport au souvenir que j'en ai.
    J'ai regardé vite fait le début du second chapitre, et il y a une incohérence, puisque Polo dit qu'il a dû se passer un siècle depuis sa mort et qu'il est en... 103 après B-R.

    Posté par Arnonaud, 05/01/11 à 19:18 | | Répondre
  • Oui je suis au courant des incohérences avec le chapitre 2 (mais se sera corrigé d'ici demain ou après demain).

    Sinon, ce n'est effectivement pas le meilleur chapitre bien que je le trouve toutefois mieux que l'ancien qu'il remplace. Après, il fallait que je situe tout donc que je reste plus ou moins sérieux.

    Tandis que pour les erreurs, c'est vrai que je ne me suis pas relu attentivement. Je corrige ça sous peu .

    Ps : mon palpitant = mon coeur (en plus quand on tape "mon palpitant" sur google on a une image de coeur à un moment ou des trucs "romantiques" (tout est relatifs)). Mais si c'est vraiment pas claire, je mettrai une autre expression.

    Posté par Green Limon, 05/01/11 à 19:39 | | Répondre
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